Le Stade Brestois a vécu une véritable débâcle sur la pelouse de l’AJ Auxerre. Battus 3-0, les Brestois ont totalement sombré malgré plus d’une heure en supériorité numérique. Une défaite lourde de sens, qui éloigne encore un peu plus le rêve européen.
Le scénario semblait pourtant idéal. Dès la 18e minute, le gardien auxerrois Donovan Léon est expulsé après une sortie mal maîtrisée sur Labeau Lascary : en retard, il effleure l’attaquant lancé en pleine course et empêche une situation très dangereuse. Avec un joueur de plus et l’obligation de s’imposer, les hommes d’Eric Roy avaient toutes les cartes en main.
Mais le match a rapidement viré au fiasco. A la 24e minute, Okoh ouvre le score de la tête (1-0), sur un centre parfait de Romain Faivre, ancien Brestois. Un premier avertissement dans le jeu aérien, mal géré par la défense finistérienne.
Brest tente de réagir et pense revenir juste avant la pause : à la 40e minute, Junior Diaz place une tête sur un excellent coup franc de Lala… mais le ballon vient heurter le poteau. Un tournant. Au retour des vestiaires, le scénario se répète. À la 57e minute, Okoh s’offre un doublé, encore de la tête, encore sur un service de Faivre (2-0). Sur les deux actions, Diaz puis Coulibaly sont dépassés dans les duels.
Brest est alors complètement sonné. Et à la 69e minute, D. Namaso se balade aux abords de la surface avant d’enrouler une frappe imparable pour sceller le sort du match (3-0).
Malgré sa supériorité numérique, Brest ne propose rien de cohérent et s’enfonce même davantage. Coup dur supplémentaire : en fin de match, Del Castillo se blesse, laissant les siens terminer à dix.
Dans le temps additionnel (90+5), Coudert évite une humiliation encore plus lourde en s’imposant face à Sinayoko, auteur d’une énorme occasion de 4-0.
Privé de Brendan Chardonnet et Ludovic Ajorque, suspendus, et déjà affaibli par la blessure de Doumbia à l’échauffement, Brest a affiché un visage inquiétant. Symbole de cette soirée ratée, Coulibaly, en grande difficulté, cède sa place à Le Guen à la 80e minute, dans un changement qui ressemble presque à un message envoyé par Eric Roy.
Après la rencontre, l’entraîneur brestois n’a pas caché sa colère, parlant même de son “pire match depuis qu’il entraîne Brest”. Dans ces conditions, le rêve européen s’éloigne très nettement pour le Stade Brestois et il va falloir trouver de nouveaux ressorts pour son groupe avant de recevoir Rennes et Strasbourg pour éviter une fin de saison en roue libre.












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