La soirée de ce dimanche restera dans les mémoires. Elle va permettre, on l’espère, aux proches, de refermer en douceur et avec le plus de compassion possible, une première étape après la décès d’Eric Roy. Pour le Stade Brestois, on a la sensation qu’il avait aussi besoin de cet hommage pour pleinement entamer sa nouvelle saison.


On a eu peur que les joueurs soient emportés par le flot des émotions. Ils ont tenu bon même si quelques approximations en début de rencontre ont permis à Dembélé de faire une talonnade décisive pour Ferran Torres qui a réussi à déclencher une frappe que Selvik n’a pu que tenter d’arrêter tardivement, la frappe, diablement précise au ras du poteau, passant entre les jambes de Le Guen (5e).

Derrière Brest a tout tenté ou presque et aurait mérité mieux mais un maudit poteau, un de plus a sauvé Safonov sur une tentative de Doumbia suite à une passe imprudente de Nuno Mendes mais le porter russe a été impérial sur une tête du Malien. Il a été tout aussi imperturbable sur les tentatives de Mboup ou les centres de Versini.

Les deux excentrés offensifs des Ti Zefs sont d’ailleurs porteurs d’espoir. Le petit gabarit vif et doté d’une belle technique de Versini fera mal à plus d’une défense de L1. Pour Mboup, il ne lui manque que la réussite. Il a récupéré 6 ballons, a délivré nombre de centres dangereux et s’est souvent procuré seul des opportunités.

On peut regretter l’absence de Mama Baldé, qui, en tant que titulaire ou entrant aurait certainement poussé encore plus la défense parsienne sur le reculoir. Pour le coup Julien Lachuer a manqué de chance car la blessure au pouce de Mama Baldé est arrivée alors que Edjouma était forfait aussi, le privant ainsi de joueur vif de percussion en fin de rencontre.
Au-delà de cet hommage idéal, les Ti Zefs ont livré une prestation qui aurait fortement plu à Eric Roy, qui, de là haut a pu contempler ses ouailles et son staff honorer son travail. Il faut maintenant réussir, pour une fois, le déplacement dans l’Yonne pour y défier une AJ Auxerre qui a été trop souvent un voyage douloureux pour les Finistériens.
Ce collectif de Julien Lachuer a de la qualité, il ne faudra pas mettre en péril celle-ci en se plaçant dans le mauvais tiers du classement.












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