La prestation brestoise à Lens était plutôt bonne mais le carton rouge lunaire infligé à Majecki à fait plonger le match dans un scénario irrécupérable. Une défaite rageante (3-1) devenu bien trop lourde avec les cartons rouges sortis après la rencontre par Monsieur Kherradj, auteur d’une bien piètre prestation qui n’a fait que crisper tous les acteurs de la rencontre.
Les Brestois, ont le sait, ont leur rangs très clairsemés avec ce mercato qui se terminera enfin lundi soir. Eric Roy a vu des joueurs s’en aller et attend encore au moins quatre renforts d’ici trois jours. En attendant, les Ti Zefs ont fait preuve d’une combativité irréprochable à Bollaert. Secoués en début de rencontre, les Finistériens ont piqué quand il fallait. Doumbia trouve la bonne passe pour Baldé qui devance de la pointe la sortie de Risser (24e).
Dans la foulée, Doumbia butte sur Risser et oublie dans doute Baldé en retrait. Le 2-0 était tout proche (27e). Les Sang et Or, eux, sont très maladroits à l’image de Fofana qui ne cadre pas une frappe qui semblait simple (28e).
A l’approche de la pause, le RCL a sa meilleure occasion avec une tête de Saïd mais Majecki s’envole et détourne superbement le danger (42e).
En début de seconde période, le tournant de la rencontre a lieu avec un alignement coupable de la défense qui ne surveille pas Fofana, Majecki doit sortir et le fait mal. Il percute l’attaquant lensois qui s’excentrait de la surface de réparation (55e). L’arbitre dégaine le rouge directement mais la VAR discute de longues minutes avec lui.
On pense que le rouge va être transformé en jaune car il n’y pas d’annihilation d’occasion de but manifeste avec un Lensois à la course qui n’allait pas vers le but brestois gardé par trois défenseurs. Il ne se passe rien de ça et c’est même un penalty qui est rajouté !
Comble d’incompréhension car d’habitude, en pareille situation, la VAR transforme le rouge en jaune quand il y a un penalty et inversement quand il n’y a qu’un coup-franc. Comment la sanction pour Majecki peut-elle être maintenue ? Mystère.
Coudert doit entrer en catastrophe à la place de Del Castillo (58e) et il ne peut pas repousser le tir de Thauvin qui égalise (59e).
Le portier entrant s’illustre (63e, 64e et 68e) mais doit s’incliner sur un coup de billard repris par Guilavogui sur un corner (78e). L’absence coupable de la défense centrale sur ces phases arrêtées durant tout le match est un énorme problème qui existe depuis l’an passé mais est amplifié cette saison.
En fin de match, Thomasson donne une ampleur plus sévère au score (90+2) mais le match va devenir fou après le coup de sifflet final car l’arbitre termine sa prestation en donnant un second avertissement à Magnetti pour un geste interprété par l’assistant qui est venu rapporter derrière. Eric Roy, venu demander des explications, a lui aussi écopé d’un carton rouge. On pourrait croire à des heures de colle distribuées par un CPE dépassé mais ce monsieur est arbitre de football professionnel. Fascinant.
En dehors de ce pénalisant show arbitral, même si Brest perd une deuxième fois sur trois, encaisse huit buts en trois rencontres, les matchs contre Lille et Lens, sont de bonnes rencontres mais les débats échappent au sportif à l’heure de jeu à Bollaert avec la décision arbitrale et le manque de forces vives pour boucler les débats. Certes Majecki ne doit pas sortir comme ça mais il faut toujours regarder les causes plutôt que les conséquences. Si le portier brestois doit sortir comme ça, c’est que la défense n’a pas surveillé Fofana dont l’appel part de très loin. Il veut dégager le ballon et se manque mais, souvenons-nous, nous avons vu des sorties bien plus dangereuses de Bizot, pleine axe sur un attaquant qui arrivait face au but et il avait réussi à passer entre les gouttes. Le portier polonais avait eu du mal à démarrer son match mais avait fait une excellente mi-temps avec une parade déterminante mais la poisse lui colle aux crampons avec une fébrilité qui ne peut être compatible avec la L1. Au staff de trouver les remèdes car, les qualités, il les a.
Si l’on veut positiver, on a vu un excellent Joris Chotard, qui logiquement, a eu du mal à boucler sa rencontre vu la débauche d’énergie mais devrait rapidement imposer sa patte. Doumbia et Magnetti ont semblé aussi plus affutés. Baldé a été percutant. L’ensemble de l’équipe a été à créditer d’un premier acte cohérent et courageux.
Alors oui, il manque du monde mais les joueurs vont arriver et alors que la sinistrose commence à enlacer les Brestois, on a envie d’y croire. Cette équipe, sans avoir les remplaçants de Camara, Pereira Lage et Sima a failli faire déjouer Lens, car sans cette histoire de rouge, Lens était mal embarqué et de l’aveu même de Thauvin, le penalty a changé la face du match.
La trêve internationale arrive. Les joueurs vont aussi rejoindre le club, Chardonnet aura le temps de refaire la cerise. Le 14 septembre à Le Blé, face au Paris FC d’un certain Lees-Melou, nous verrons un peu mieux ce que ce Stade Brestois a réellement dans le ventre. Pour l’heure, il est urgent d’attendre.
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