L'actualité du Stade Brestois est sur Marée Rouge
jeudi 18 juin 2026
Actu SB29

Eric Roy, King Eric pour l’éternité

90

Ce 17 juin 2026 marquera à tout jamais l’histoire brestoise et même au-delà des frontières de la Cité du Ponant. La foudre s’est abattue sur les Ti Zefs cet après-midi à la lecture du communiqué digne et remarquablement chaleureux de la famille d’Eric Roy annonçant la fin de la grande bataille d’un père, d’un mari.

King Eric a baissé les armes. Trois ans et demi de lutte contre un adversaire invisible, sournois, qui aurait du lui faire poser genou à terre bien plus tôt tant il a été agressif mais l’homme a été d’un courage prodigieux. Est-ce cette force puisée au plus profond de lui-même qui lui a permis de faire passer ses Pirates, d’un frêle esquif s’accrochant péniblement au sillage des navires nationaux à ce puissant vaisseau capable de se propulser sur le podium français et de regarder dans les yeux les plus impressionnants équipages du vieux continent ?

Sans doute. Il y avait un côté mystique voire christique dans cette quête brestoise d’Eric Roy. Une fois le sauvetage acquis, il a été le chef d’orchestre de la plus belle saison de l’histoire du club comme si les cieux avaient décidé de se montrer subitement clément avec un club dont l’histoire est si tourmentée.

Celui à qui on ne donnait aucune chance de maintenir un équipe qu’on pensait condamnée au purgatoire a repoussé l’impensable. Ils sont allés ensemble sur le podium puis ont croqué dans une aventure européenne aussi inattendue que jubilatoire.

Ses joueurs, son staff, ont pu se nourrir de son énergie et de ses précieux conseils pour aller au-delà de leurs limites mais la plupart ne savait pas que lui aussi avait besoin d’eux. Il puisait dans la douce folie de son groupe, dans l’amour des supporters, dans cette euphorie générale pour repousser au plus loin cet ennemi, ce foutu cancer qui a fini par terrasser celui qui avait été promu King Eric.

Ce soir, c’est toute la France qui pleure un homme qui aura fait l’unanimité partout où il est passé. Les hommages se succèdent jusqu’aux Etats Unis où l’Equipe de France, avant sa séance d’entraînement à Boston, a observé une minute d’hommage en sa mémoire. Lui, qui avait été oublié par le milieu du football pendant plusieurs années, a ses qualités désormais unanimement reconnues.

Un homme au courage ébouriffant, qui, en mars, avait confié aux cadres de son groupe que « c’était difficile mais qu’il se battait ». Il s’est battu, au delà de l’imaginable.

A nous, une fois les larmes essuyées, il nous faut mesurer la chance d’avoir vécu cette union d’un club, d’une ville avec un homme que personne n’attendait. Jamais un Brestois n’aurait pu rêver de voir son blason porté si haut.

Et si vous vous demandez pourquoi les armoiries brestoise sont ornées d’une couronne, vous savez désormais à qui elle est destinée. King Eric, Ti Zef pour l’éternité.

Ecrit par
Martial Goarnisson

Créateur et rédacteur Marée Rouge

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles similaires

Brest (B) remporte un match crucial pour le maintien en N3 !

Le maintien en National 3, ça n’est pas encore dans la poche...

Le Stade Brestois manque son anniversaire et son derby contre Rennes

Il y avait du monde, et du beau monde à Le Blé...

Brest (B) gaspille face à la lanterne rouge

La réserve du Stade Brestois (B) a laissé filer deux précieux points...

A 10 contre 11 à Auxerre, le Stade Brestois a été humilié au terme du pire match de l’ère Roy

Le Stade Brestois a vécu une véritable débâcle sur la pelouse de...